
doi: 10.7202/044102ar
Cet article, issu de nos recherches doctorales, s’attache à comprendre les premières prises en charge, privées et publiques, d’une génération omniprésente au sein des cités industrielles du début du XXe siècle : celle des journaliers sans travail. Cette analyse s’intéresse plus particulièrement aux bureaux et agences de placement qui s’offrent comme un moyen « scientifique » et novateur de distribution de la main-d’oeuvre et de mise en rapport du travail et du capital. En effet, les socioéconomistes des années 1900 viennent redéfinir la génération des sans-travail et en l’occurrence les nouvelles politiques créées pour les soutenir. Le gouvernement du Québec, avec sa Loi relative à l’établissement de bureaux de placement pour les ouvriers mise en place dès 1910, s’inscrit, en définitive, dans cette mouvance pionnière de la sphère publique et des cadres conceptuels de la génération du « chômeur » qui annonce les programmes d’aide à l’emploi des années à venir.
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