
doi: 10.7202/008009ar
Le présent article propose une étude de la perception de la traduction législative par la communauté juridique à travers l’analyse des articles parus sur le sujet depuis les trente dernières années. Cette analyse montre que la traduction est souvent perçue comme un processus déformateur, entraînant du même coup une perception négative tant du résultat final (le texte traduit) que de la profession de traducteur. Discréditée d’abord pour les multiples calques qu’on retrouvait dans les lois fédérales traduites, la traduction l’est ensuite pour d’autres raisons : elle vaut moins que l’original (ne parle-t-on pas de simple traduction ?), elle est incomplète, elle fait intervenir la subjectivité du traducteur qui en vient à assumer le rôle du rédacteur-législateur. Les critiques portant sur le caractère servile des traductions des lois canadiennes avaient certes un fondement, toutefois, la mauvaise réputation que s’est faite la traduction ne semble pas avoir changé. De nos jours encore se trouvent des juristes pour qui traduire est un acte simple, qui ne requiert aucune créativité.
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