
Ce présent travail examine la similarité fonctionnelle entre pratique en imagerie et pratique réelle en ce qui concerne le traitement privilégié des modalités sensorielles spécifiques (visuelles et/ou proprioceptives). Les expériences réalisées s’intéressent aux effets de la pratique mentale sur la performance motrice, et plus particulièrement à l’influence des modalités d’imagerie (expériences 1, 3, 4 et 5) et des capacités d’imagerie (expériences 1 et 2). Ces expériences utilisent des tâches de reproductions de configuration corporelles simples ou de pointage dans lesquelles les sujets disposent (expériences 3 et 4) ou non (expériences 1, 2 et 5) des informations visuelles sur le mouvement en cours de réalisation. Les principaux résultats obtenus dans cette thèse montrent que les modalités d’imagerie visuelle et/ ou proprioceptive n’ont pas la même importance dans chacune des expériences réalisées. Dans une tâche de pointage de cible avec laser (expérience 3) ou de reproduction de configurations corporelles simples, une pratique qui sollicite la modalité d’imagerie visuelle permet une plus forte amélioration de la performance motrice lorsque celle-ci est réalisée face à un miroir (expérience 4). En revanche, lorsque la vision de l’effecteur ou du mouvement en cours de réalisation n’est pas disponible (expériences 1 et 5), aucun transfert positif de la modalité visuelle à la modalité proprioceptive ne semble s’opérer, et l’augmentation de la précision des gestes moteurs n’apparaît que chez les sujets réalisant à une pratique d’imagerie proprioceptive. Celle-ci est d’autant plus bénéfique que les sujets rapportent avoir des facilités à simuler mentalement une action (« bons imageurs » versus « mauvais imageurs », expériences 1 et 2). Dans le cas où la modalité d’imagerie visuelle est la plus pertinente (expériences 3 et 4), une pratique mixte donne de moins bons résultats, tandis que l’amélioration de la précision motrice, observée dans les tâches bénéficiant favorablement d’une pratique en imagerie proprioceptive (expériences 1, 2 et 5), est similaire pour des pratiques d’imagerie proprioceptive et mixte. L’ensemble de ces résultats nous conduit à réfléchir sur les facteurs pouvant induire une dominance d’imagerie, sur une généralisation possible de l’hypothèse de spécificité de l’apprentissage à la pratique mentale, et sur les conditions nécessaires à l’expression des différences inter-individuelles en ce qui concerne la pratique en imagerie.
This work deals with mental imagery and motor performance
[SHS.PSY] Humanities and Social Sciences/Psychology, Imagerie, Apprentissage moteur, IMAGERY, Intégration sensorielle., Capacités d’imagerie, Modalités d’imagerie
[SHS.PSY] Humanities and Social Sciences/Psychology, Imagerie, Apprentissage moteur, IMAGERY, Intégration sensorielle., Capacités d’imagerie, Modalités d’imagerie
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