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La dette publique intérieure financée par les banques marocaines aurait-elle un impact négatif sur l’évolution du crédit bancaire au secteur privé ? Telle est la problématique traitée dans cet article. En effet, à la suite de la crise de la dette qu’a connu le pays dans les années 1980 et au lendemain de la sortie du programme d’ajustement structurel, l’État marocain a choisi de modifier sa structure de financement en réduisant le recours à la dette extérieure au profit de l’endettement intérieur. Dans ce sens, le secteur bancaire ressort désormais comme le principal prêteur de l’État, d’une part en investissant dans l’achat des titres souverains émis par le Trésor, mais également en distribuant de plus en plus de crédits aux entreprises publiques. Cela pose la question de l'existence d'un effet d’éviction du crédit bancaire destiné au financement de l’investissement privé par la dette publique. Cet article évalue cette problématique en déterminant les relations de court et de long terme entre les variables, « dette publique intérieure » et « crédit bancaire au secteur privé » suivant une approche économétrique par modélisation ARDL (modèle Autoregressive à retards échelonnés). Les résultats de cette étude montrent qu’à court terme, la dette publique intérieure au Maroc stimule le crédit au secteur privé, mais sont en faveur de l'existence d'un effet d’éviction significatif sur le long terme. On estime ainsi que chaque dirham supplémentaire de dette publique domestique diminue le crédit bancaire au secteur privé de 1,38 dirhams. Mots clés : Dette publique intérieure, crédit bancaire au secteur privé, effet d’éviction, ARDL. Classification JEL: E44, H63, C32. Type de l’article : Recherche appliquée.
La dette publique intérieure financée par les banques marocaines aurait-elle un impact négatif sur l'évolution du crédit bancaire au secteur privé ? Telle est la problématique traitée dans cet article. En effet, à la suite de la crise de la dette qu'a connu le pays dans les années 1980 et au lendemain de la sortie du programme d'ajustement structurel, l'État marocain a choisi de modifier sa structure de financement en réduisant le recours à la dette extérieure au profit de l'endettement intérieur. Dans ce sens, le secteur bancaire ressort désormais comme le principal prêteur de l'État, d'une part en investissant dans l'achat des titres souverains émis par le Trésor, mais également en distribuant de plus en plus de crédits aux entreprises publiques. Cela pose la question de l'existence d'un effet d'éviction du crédit bancaire destiné au financement de l'investissement privé par la dette publique. Cet article évalue cette problématique en déterminant les relations de court et de long terme entre les variables, « dette publique intérieure » et « crédit bancaire au secteur privé » suivant une approche économétrique par modélisation ARDL (modèle Autoregressive à retards échelonnés). Les résultats de cette étude montrent qu'à court terme, la dette publique intérieure au Maroc stimule le crédit au secteur privé, mais sont en faveur de l'existence d'un effet d'éviction significatif sur le long terme. On estime ainsi que chaque dirham supplémentaire de dette publique domestique diminue le crédit bancaire au secteur privé de 1,38 dirhams. Mots clés : Dette publique intérieure, crédit bancaire au secteur privé, effet d'éviction, ARDL. Classification JEL: E44, H63, C32. Type de l'article : Recherche appliquée.
Dette publique intérieure, crédit bancaire au secteur privé, effet d'éviction, ARDL
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