
Dans un contexte marqué par la persistance des exclusions financières et la fragilité des systèmes d’intermédiation en Afrique centrale, cet article théorique examine les conditions sous lesquelles la mi-crofinance peut constituer un levier d’inclusion financière durable dans la zone CEMAC. S’appuyant sur une approche systémique et multidimensionnelle, la recherche élabore un modèle intégré original le mo-dèle MID (Microfinance-Inclusion-Développement) articulant trois dimensions interdépendantes : la gouvernance inclusive, les capabilités humaines et l’innovation technologique. Ce cadre analytique vise à rendre compte des mécanismes par lesquels les établissements de microfinance peuvent renforcer la rési-lience socio-économique des acteurs vulnérables. Les résultats théoriques montrent que la durabilité de la microfinance est conditionnée par une gouvernance éthique et participative, une appropriation effective du numérique et un ancrage territorial des pratiques institutionnelles. Sur le plan épistémologique, l’article défend une approche endogène de la finance inclusive en Afrique centrale, fondée sur la con-fiance institutionnelle et la transformation des capabilités individuelles et collectives en libertés réelles d’action. Ces résultats ouvrent des perspectives nouvelles pour la conception de politiques publiques d’inclusion financière adaptées aux réalités institutionnelles et socio-économiques de la région. Mots clés : Microfinance, Inclusion financière durable, Modèle MID, Capabilités humaines · Gouver-nance inclusive et Résilience socio-économique.
