
doi: 10.82308/17703
La marchabilité peut être largement conçue comme une évaluation de l'adéquation d'un environnement construit pour la circulation des piétons et est récemment devenue un concept populaire dans une multitude de disciplines. Cette évaluation est souvent conceptualisée sous la forme d'une mesure, d'un indice ou d'un outil et s'est ainsi trouvée particulièrement applicable dans les domaines de l'urbanisme et du design. Ce concept apparemment simple s'est développé au fil des ans et fonctionne désormais à une multitude d'échelles et utilise une variété de techniques de mesure, depuis les modèles SIG de réseaux de marche régionaux jusqu'aux entretiens individuels visant à explorer la façon dont les individus conceptualisent l'idée d'espace piétonnier, en passant par les systèmes d'apprentissage automatique qui évaluent les images en fonction des caractéristiques urbaines souhaitables. ce vaste domaine est aujourd'hui confronté à un défi, plusieurs études ayant conclu que la notion de marchabilité devient incohérente sur le plan conceptuel à mesure qu'elle est appliquée à un plus grand nombre de situations - un défi exacerbé par le manque de normalisation des méthodologies ou des définitions. La variabilité de l'expérience humaine à travers le monde, reconnaissant que différents groupes de personnes peuvent avoir des valeurs différentes quant à ce qui rend un espace praticable à pied, vient encore compliquer les problèmes d'incohérence conceptuelle. Dans ce contexte, l'idée d'une métrique qui puisse fonctionner dans divers endroits pour évaluer l'environnement bâti devient problématique.10Cette étude explore les défis susmentionnés de deux manières : par une exploration de la diversité de la littérature sur le sujet et par une étude empirique. Une revue de la littérature disponible a révélé que la marchabilité s'est élargie au-delà de ses limites conceptuelles initiales pour englober de plus en plus de définitions au fil du temps, tout en incorporant des approches méthodologiques supplémentaires. Récemment, de nombreux auteurs sont arrivés à la conclusion que la marchabilité peut avoir différentes significations dans différents contextes de recherche lorsqu'elle est utilisée, selon différentes approches disciplinaires. Dans le cadre de cette étude empirique, nous avons comparé les perceptions de deux groupes d'espaces piétonniers, l'un à Montréal, au Canada et l'autre à Pune, en Inde. En demandant aux participants des deux endroits d'évaluer un grand nombre d'images de paysages de rue en fonction de leur caractère piétonnier perçu et en comparant ces évaluations avec les résultats de la segmentation d'images par apprentissage automatique, les aspects de l'environnement bâti qui constituent un espace piétonnier pour chaque groupe ont été évalués. Il a été decouvert que, bien qu'il y ait une différence de la façon de concevoir la marchabilité en termes d'éléments de l'environnement bâti, une conception commune de la marchabilité générale existe entre les deux groupes. Un exemple notable de ce modèle est que les Montréalais avaient tendance à considérer les espaces verts comme une composante beaucoup plus importante de la marchabilité que les participants de Pune, même si les deux groupes étaient d'accord pour dire qu'une zone avec des espaces verts agréables et peu de traffic était marchable. Cette différence d'échelle à des implications importantes pour les travaux futurs sur la marchabilité, ce qui implique que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour délimiter la marchabilité universelle de la marchabilité contextualisée
Walkability can be broadly conceived of as an evaluation of the suitability of a built environment for pedestrian locomotion and has recently become a popular concept across a multitude of disciplines. This evaluation is often conceptualized as a measurement, index, or tool, and has thus found itself particularly applicable within the fields of urban planning and design. This seemingly simple concept has expanded over the years, and now operates on a multitude of scales and utilizes a variety of measurement techniques, from GIS models of regional walking networks, to one-on-one interviews to explore how individuals conceptualize the idea of walkable space, to machine learning systems that evaluate imagery for desirable urban characteristics. This sprawling field now faces a challenge, with several studies concluding that walkability is becoming conceptually incoherent as it is applied in more situations—a challenge exacerbated by a lack of standardization in methodologies or definitions. Further confounding concerns of conceptual incoherence is the variability of human experience across the globe, acknowledging that different groups of people may have different values for what makes space walkable. In this context, the idea of a metric that can work in diverse places to evaluate the built environment becomes troublesome.This study explores the aforementioned challenges in two ways: through an exploration of the diversity of literature around the subject and through an empirical study. A survey of available literature found that walkability has broadened beyond its initial conceptual confines to encompass more and more definitions over time, while incorporating additional methodological approaches as well. Recently, numerous authors have drawn the conclusion that walkability may carry different meanings in different research settings when used according to different disciplinary approaches. Here, an empirical study was carried out that compared two groups’ perceptions of walkable space, namely one in Montreal, Canada and one in Pune, India. By having participants from both locations rate large numbers of streetscape images based on their perceived walkability, and by comparing such ratings with machine-learning image segmentation results, aspects of the built environment that constituted walkable space for each group were evaluated. It was found that while there was a difference in how walkability is conceived of in terms of elements of the built environment, a common conception of general walkability exists between the two groups. A notable example of this pattern from this study is that Montrealers tended to view greenspace as a significantly more important component of walkability than participants from Pune viewed it, though both agreed that an area with pleasant greenery and little traffic was walkable. This scalar difference has important implications for future walkability work, implying that further research is needed to delineate universal walkability from contextualized walkability
Sengupta, Raja (Supervisor1)
Manaugh, Kevin (Supervisor2)
Geography
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