
doi: 10.7202/039917ar
Une étude sur les Jeune-Canada (1932-1938) ne dépare certainement pas un numéro spécial sur la révolution tranquille. au contraire, car si on rappelle le nom de quelques animateurs du mouvement – André Laurendeau, Pierre Dansereau, Gérard Filion, Robert Charbonneau, Gérard Picard, Lucien L’Allier, Claude Robillard – on voit se dessiner la trajectoire qui va des années 1930 à la décennie 1960. Ce mouvement de jeunes, typique de la décennie de la Crise, départage un certain nombre de choses : il remet en cause la manière de l’Action catholique de la jeunesse canadienne-française (ACJC), prend des distances vis-à-vis Henri Bourassa auquel ils font peur, renoue avec l’esprit de l’enquête de L’Action française de 1921 en se plaçant à l’enseigne de l’abbé Lionel Groulx. Après un certain nombre de tâtonnements, le jeune Laurendeau y définit leur nationalisme laurentien dans un tract, Notre nationalisme (1935), qui constitue une des pièces maîtresses de la pensée politique québécoise.
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