
doi: 10.3917/fp.044.0013
La psychanalyse déplace l’interrogation sur l’identité (moïque) à celle de l’être dans son rapport à l’identification. Cette idée acquise peut être redécouverte par cette métaphore lacanienne de l’oignon qui porte loin. Oignon sans bulbe, puisque l’essentiel tient dans les « pelures ». Comme souvent Lacan suggère une avancée métapsychologique tout en déniant à la métapsychologie son statut princeps. La présente contribution dissèque donc une à une les « pelures » de cette métaphore pour dégager la fonction de ce qu’il est légitime de désigner comme le « moi-oignon ». Ce qui donne une acuité clinique et théorique à cette déconstruction syntaxique qui sape le « qui suis-je ? » par un repositionnement du shifter : « Suis-je ? Mais alors, qui ? » Lacan cherche à « transformer l’essai » (freudien) par une revisite du rapport de l’idéalisation à l’identification, sur la double « planche à imprimer » du symptôme sujet et du lien social. Rimbaud relu par Freud via Lacan permet d’entendre comme à neuf le fameux « je est un autre ».
| selected citations These citations are derived from selected sources. This is an alternative to the "Influence" indicator, which also reflects the overall/total impact of an article in the research community at large, based on the underlying citation network (diachronically). | 0 | |
| popularity This indicator reflects the "current" impact/attention (the "hype") of an article in the research community at large, based on the underlying citation network. | Average | |
| influence This indicator reflects the overall/total impact of an article in the research community at large, based on the underlying citation network (diachronically). | Average | |
| impulse This indicator reflects the initial momentum of an article directly after its publication, based on the underlying citation network. | Average |
