
Au fil des années, l’effort de formation des entreprises est devenu, en Belgique comme en Europe, un véritable enjeu politique dans la perspective de l’objectif de Lisbonne visant à faire de l’Union européenne l’économie de la connaissance la plus dynamique et la plus compétitive du monde. Pour évaluer cet effort, le Belgique dispose d’un outil important : le bilan social. Introduit en 1996, le bilan social rassemble une série d’informations relatives au personnel des entreprises belges, notamment en ce qui concerne les activités de formation. Ce document est rempli par toutes les entreprises soumises à l’obligation de dépôt d’un compte annuel, ainsi que par une série d’autres, notamment les ASBL (pour autant qu’elles occupent au moins 20 travailleurs). Au total, en 2004, les firmes prises en considération dans l’analyse occupaient plus de 1 800 000 travailleurs, couvrant ainsi environ 70 % du total de l’emploi salarié du secteur privé recensé dans les comptes nationaux. Dix ans après l’introduction du bilan social et avant l’entrée en vigueur de sa version simplifiée 1 , à l’heure d’évaluer la situation des employeurs au regard des objectifs politiques en matière de formation continue, il a paru utile de résumer les avancées dans ce domaine. L’essentiel de l’analyse concerne la formation formelle, c’est-à-dire les cours et les stages donnés dans des locaux prévus à cet effet, par des formateurs spécialisés. En la matière, les efforts de formation des employeurs restent globalement insuffisants au regard des objectifs définis : même si l’accès des travailleurs à la formation a progressé, les investissements financiers restent trop limités. Par ailleurs, seule une faible proportion des entreprises font état d’une activité de formation dans leur bilan social. L’analyse est complétée par une approche régionale. Celle-ci porte, pour l’exercice 2004, sur les entreprises actives dans une seule région du pays, à l’exclusion de celles opérant dans deux ou trois régions. Elle montre qu’il existe des différences de performances importantes selon leur implantation. En particulier, les entreprises implantées en Wallonie s’inscrivent souvent en retrait par rapport à leurs homologues bruxelloises et flamandes. Les écarts sont mis en évidence pour différentes catégories d’entreprises, classées par branche d’activité et par taille. Enfin, deux sections plus courtes résument respectivement les informations disponibles en matière de tutorat et la manière dont seront comptabilisés, à l’avenir, les efforts de formation des employeurs.
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