
handle: 10419/241244
"Les banques jouent un rôle clé dans l’octroi de liquidité et leur accès aux sources de financement dépend de la liquidité de leurs propres actifs. Pendant les crises financières, les banques sont parfois amenées à réduire leurs actifs moins liquides, notamment en accordant moins de prêts aux entreprises, ce qui peut aggraver le coût économique des crises. Les autorités macroprudentielles devraient se soucier de la manière dont les banques réaménagent leur bilan en période de crise financière. Pour leur part, les autorités monétaires peuvent renforcer la stabilité financière en tenant compte de l’incidence de leurs décisions sur l’offre de crédit bancaire. En effet, les autorités monétaires influencent directement la liquidité des actifs échangés sur les marchés financiers. Nous cherchons à déterminer comment il faudrait coordonner la politique monétaire et la politique macroprudentielle pour optimiser l’offre de prêts et de liquidité de façon à maximaliser le bien-être des ménages. Nous modélisons des crises financières récurrentes. Dans notre modèle, les intérêts que les banques doivent verser sur les dépôts dépendent à la fois du volume des dépôts qu’elles reçoivent et de la politique monétaire. Lorsqu’elles ont une politique expansionniste, les autorités monétaires fournissent de la liquidité et entrent ainsi en concurrence avec les banques, ce qui fait diminuer la prime de liquidité dont profitent les banques. Une prime de liquidité plus faible réduit la liquidité des actifs bancaires car elle entraîne une baisse des capitaux propres des banques et, donc, restreint leur accès aux sources de financement. Deux grands enseignements se dégagent. Tout d’abord, dans les périodes de reprise qui suivent les crises financières, le degré de détente monétaire devrait être moins élevé que ce qu’il faudrait pour recouvrer les emplois perdus. Ensuite, lors des crises financières, les autorités macroprudentielles devraient contraindre les banques à se détourner des titres obligataires sûrs. Ce faisant, le volume de dépôts reçus par les banques diminuerait et cela induirait une autre baisse des taux créditeurs. Les autorités de réglementation devraient amener les banques à avoir des bilans plus sains et de taille accru en temps normal, mais plus petits et plus risqués durant les crises financières."
"Banks are key providers of liquidity, and their access to funding depends on the liquidity of their own assets. During financial crises, banks may reduce holdings of less liquid assets, such as business loans, and this may worsen the economic cost of crises. On the one hand, macroprudential policy-makers should be concerned with how banks change the composition of assets on their balance sheets during financial crises. On the other hand, monetary policy authorities can support financial stability by considering the effects on bank loan supply. This is because these authorities directly affect the liquidity of assets traded on financial markets. This paper studies how monetary and macroprudential policies should be coordinated to optimize the supply of both loans and liquidity for household welfare. It develops a model of recurring financial crises. In this model, the interest rate that banks must pay on deposits depends on both bank deposit supply and monetary policy actions. When monetary policy is expansive, it competes with banks to provide liquidity, which reduces the liquidity premium they enjoy. A lower liquidity premium reduces the liquidity of bank assets by lowering banks’ “skin in the game,” and thus reduces their access to funding. There are two main policy implications. First, monetary policy should be less expansive during recoveries from financial crises than what would be needed to close the labour gap. Second, macroprudential policy should require banks to shift away from safe bonds during financial crises. This shift would reduce the supply of bank deposits so that deposit rates are also further reduced. Regulators should aim for bank balance sheets that are larger and safer during normal times but smaller and riskier during financial crises."
G28, Financial stability, ddc:330, Credit and credit aggregates, E60, Inflation targets, Monetary policy, E44, G21, Financial system regulation andpolicies
G28, Financial stability, ddc:330, Credit and credit aggregates, E60, Inflation targets, Monetary policy, E44, G21, Financial system regulation andpolicies
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