
Resume Apres 1945, la psychiatrie kraepelinienne est l’objet de remises en cause. Dans le prolongement des courants psychanalytique et phenomenologique, le concept de structure mentale remplace le paradigme de maladie, en tant qu’entite morbide autonome definie par sa symptomatologie et son evolution. A partir des annees 1960, l’antipsychiatrie anglaise (Laing, Cooper) concentre ses attaques sur la classification des troubles. Mais une « remedicalisation » de la psychiatrie se manifeste a la fin des annees 1970, sous la banniere des « neo-Kraepeliniens » (Klerman) de l’ecole de Saint-Louis aux Etats-Unis. Les DSM-III et IV enterinent la separation entre schizophrenie et troubles de l’humeur. Une « dimension » negative deficitaire (Andreasen) est decrite dans les schizophrenies, qui evoque la Dementia Praecox . Par ailleurs, le « spectre » bipolaire (Akiskal) s’inspire de la conception unitaire de la folie maniaque-depressive. Alors que l’image de Kraepelin dans 1’historiographie psychiatrique etait defavorable pendant les annees 1960 et 1970, de nombreux travaux historiques francais et anglo-americains le rehabilitent a partir de 1980.
| selected citations These citations are derived from selected sources. This is an alternative to the "Influence" indicator, which also reflects the overall/total impact of an article in the research community at large, based on the underlying citation network (diachronically). | 0 | |
| popularity This indicator reflects the "current" impact/attention (the "hype") of an article in the research community at large, based on the underlying citation network. | Average | |
| influence This indicator reflects the overall/total impact of an article in the research community at large, based on the underlying citation network (diachronically). | Average | |
| impulse This indicator reflects the initial momentum of an article directly after its publication, based on the underlying citation network. | Average |
