Evaluation de l'impact des activités anthropiques sur les organismes aquatiques dulçaquicoles. Méthodes et modèles pour la mesure de l'impact des rejets chimiques

Master thesis OPEN
Garric, J. (2008)
  • Subject: IMPACT SUR L'ENVIRONNEMENT | EVALUATION DU RISQUE | MEDICAMENT | MODELISATION | TOXICITE | CONTAMINATION | INDICATEUR BIOLOGIQUE | MILIEU AQUATIQUE | ECOTOXICOLOGIE | ECOTOXICOLOGY | ENVIRONMENTAL IMPACT | DRUGS | MODELLING | TOXICITY | BIOLOGICAL INDICATORS | AQUATIC ENVIRONMENT | RISK ASSESSMENT

/ Avant toute chose, je crois nécessaire de replacer le contexte de mes activités de chercheur à la fois au sein de l'organisme où j'ai réalisé ma carrière, mais également dans le cadre du domaine où j'ai travaillé, l'écotoxicologie. Après une formation en Sciences et Techniques de l'Eau à la faculté des Science de Montpellier (USTL) dans laquelle étaient étroitement associées des formations en chimie et en biologie, j'ai obtenu en 1980 un doctorat en Ecotoxicologie et Chimie de l'Environnement, de l'Université de Metz, sous la direction du Pr. Jean Michel Jouany. Ce travail de recherche sur l'impact des rejets des centrale thermiques sur les organismes aquatiques, a confirmé mon intérêt dans une recherche en étroite interaction avec les questions pratiques de gestion environnementale. J'ai ensuite été recrutée comme ingénieur d'étude en 1981 au CETEGREF, qui deviendra quelques années plus tard seulement, le Cemagref, assorti d'un statut d'Etablissement Public Scientifique et Technologique. Lors de mon recrutement, avec la responsabilité du laboratoire, j'ai eu pour mission le développement des activités en écotoxicologie à Lyon, et ce pour répondre aux besoins des acteurs, industriels publics ou privés et gestionnaires du domaine de l'eau (EDF, Agences de l'Eau , Ministère de l'Environnement3). Dans les années 90, la transformation de l'établissement en EPST s'est naturellement accompagnée d'un développement des missions de recherche et d'un renforcement des collaborations avec les laboratoires universitaires et d'autres EPST. J'ai ainsi eu l'occasion, sinon la chance, d'exercer relativement tôt dans ma carrière une responsabilité d'animation d'études et de recherches, au sein d'une petite équipe d'ingénieurs et techniciens (3 personnes). Cette équipe s'est enrichie avec le temps, d'ingénieurs du ministère de l'agriculture, qui pour certains ont consacré sous ma direction quelques années de leurs activités de recherche au laboratoire4, et plus récemment de jeunes chercheurs titulaires. Cette mission de recherche, que je mène aujourd'hui au sein d'un Thème de Recherche5 du département Milieux Aquatiques, est, pour ce qui me concerne, clairement en étroite relation avec des questions concrètes d'appui à la gestion des écosystèmes d'eau douce. Elle est cohérente avec des recherches en écotoxicologie, discipline centrée sur les interactions toxiquebiote, adossée aux domaines de la biologie, de la chimie et de la toxicologie, et qui doit contribuer à apporter à l'écologie des concepts et des méthodes utiles à la mise en ½uvre de programmes de restauration des milieux, au bénéfice des écosystèmes et de l'homme qui les exploite. J'ai exploré divers champs de l'écotoxicologie, côté chimie et côté biologie, et ce pour répondre sur des bases scientifiques aux interrogations de la sphère publique, non seulement pour produire des connaissances sur les interactions substances chimiques-biote, mais également des outils de mesure et d'évaluation appropriés à la gestion de l'environnement, au profit d'une plus grande durabilité des ressources aquatiques; et l'on s'arrêtera pour ce qui est des exemples, aux sources les plus actuelles des questions récurrentes sur ces interactions chimie-environnement, comme le programme de l'Union Européenne d'enregistrement, d'évaluation et autorisation des substances chimiques (REACH, 2006) et la Directive Cadre européenne sur l'Eau (2000) qui conduiront pour de nombreuses années encore les questions de recherche en écotoxicologie, auxquelles s'ajoute une nouvelle composante sur les interactions avec la santé humaine avec la mise en ½uvre du Plan National Santé Environnement (2004) mais ce sera un autre débat ! Aussi, la variété de mes activités de recherche, source possible de critiques à l'aune de la rigueur disciplinaire, est néanmoins un reflet des nuisances qui accompagnent l'ingéniosité humaine, sur l'impact desquelles j'ai été interrogée tout au long de ma carrière, et auxquelles je me suis efforcée de répondre, avec un effort croissant d'une meilleure prise en compte d'une « nuance » de complexité des écosystèmes ; mais le fil rouge demeure bien toujours le toxique dans tous ses effets ! Enfin, cette variété, c'est aussi le moteur d'un enthousiasme renouvelé pour conduire équipe et travaux dans un domaine souvent interrogé sinon critiqué (Banks et Stark 1998 ; Steinberg and Ade 2005), à l'interface entre recherche et ingénierie, et qui pour cette raison cherche encore une place respectée et durable au sein de communautés plus monodisciplinaires.
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