Fertilisation et sensibilité des cultures de laitue et de tomate aux bioagresseurs

Article French OPEN
Julhia, L. ; Nicot, Philippe C. (2014)
  • Subject: Sciences agricoles | Agricultural sciences | Phytopathologie et phytopharmacie | Phytopathology and phytopharmacy | laitue;tomate;Botrytis cinerea;Sclerotinia spp.;oidium neolycopersici;puceron;sante des plantes;azote;fertilisation raisonnee;protection biologique | maladie des plantes | pathologie végétale | sensibilité au parasite | fertilisation azotée | culture sous abri | culture legumiere | champignon phytopathogène | impact sur le rendement | bioagresseur

Les producteurs de légumes sont confrontés à de nouveaux défis avec la réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Limiter le recours aux moyens de lutte chimique conduit à revisiter les pratiques et à mettre en oeuvre des stratégies globales à moindre risque phytosanitaire. La fertilisation est examinée dans son action sur la santé des plantes et comme levier dans la gestion des bioagresseurs. L’étude porte sur deux cultures légumières majeures en France, en termes de surfaces, la laitue et la tomate, dans leurs différents modes de production (sous abri en sol ou plein champ et sous abri ou hors sol, respectivement). L’azote expose la laitue à Sclerotinia spp.et aux pucerons, en particulier. Les résultats, obtenus dans des conditions proches de la production, montrent qu’il est possible de concilier protection des plantes et production économique via une gestion raisonnée des fertilisations azotées qui passe par le fractionnement et la prise en compte des fournitures du sol. Concernant la tomate, les niveaux bas d’azote tendent à accroître la sensibilité à Botrytis cinerea et à réduire les attaques d’oïdium. L’application de la méthode de raisonnement des apports azotés à la tomate en culture sous abri, PILazo®, permet de réduire significativement les quantités d’azote en référence aux pratiques courantes (30% minimum) sans exposer les cultures au Botrytis et en maintenant le niveau de rendement. D’autre part, en conduite hors sol, la baisse et la modulation des concentrations en azote des solutions nutritives au cours du cycle cultural sont validées en référence aux pratiques courantes. Ces compositions sont suffisantes pour permettre l’expression du potentiel de production et ne sensibilisent pas les cultures aux bioagresseurs. Ces acquis vont pouvoir être mis à profit dans la mise en œuvre de stratégies de production à moindre risque sanitaire, associant la gestion raisonnée de l’azote, la protection biologique, le choix variétal.
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